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Règles du "Texas Hold'em"

Les règles du poker expliquées de manière simple et efficace. Nous avons pris grand soin à rendre ces règles de poker les plus simples possibles. Vous verrez, les règles du poker sont faciles à assimiler. Il faut 5 minutes pour apprendre les règles du poker, et toute une vie pour en maitriser le jeu.

Avant d’aller plus loin dans nos explications sur les règles du poker, il convient de préciser qu’en fait, il existe plusieurs règles de poker. Ici, nous nous contenterons de parler des règles du Poker Hold’em – la règle de poker la plus répandue.

Distribuer les cartes

Dans les parties privées, chaque joueur distribue à son tour : on l’appelle le « dealer ». Mais dans les cercles et les casinos, le dealer est toujours un croupier professionnel (sur internet, c’est le logiciel qui distribue les cartes). Un objet rond appelé « le bouton » indique alors qui est le donneur « virtuel » à chaque coup : le bouton se déplace de joueur en joueur, chacun son tour, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Être au bouton signifie qu’on est le dernier à agir : c’est un avantage considérable, car cela vous permet de voir comment misent vos adversaires, et de choisir en conséquence. D’une manière générale, plus vous êtes proche du bouton, plus vous pouvez vous permettre de jouer « agressif ». A l’inverse, plus on s’en éloigne, plus il convient d’être prudent, dans la mesure où l’on parie à l’aveuglette.

Les blinds

Avant que chaque joueur ne reçoive ses deux cartes, les deux joueurs assis immédiatement à la gauche du bouton placent des mises obligatoires appelées les blinds.

Le joueur assis directement à côté du donneur pose le small blind, et son voisin de gauche place le big blind, dont le montant est supérieur (le double) du small blind.

Ces mises obligatoires, que chacun doit payer tôt ou tard, au fur et à mesure que se déplace le bouton, permet de s’assurer que les joueurs ne fassent pas d’anti-jeu, et que la main ait un minimum d’enjeu.

Le déroulement du jeu

Les règles sont simples : chaque coup de Poker Hold’em se déroule toujours de la même manière.

Le pré-flop

Une fois les blinds placées, le donneur distribue deux cartes à chaque joueur. C’est sa main de départ, il est le seul à la connaître.

Les règles du poker indiquent qu’une fois les cartes distribuées, le premier tour d’enchères – appelé « pré-flop » commence, le premier joueur à « parler » étant celui assis immédiatement à gauche du big blind (position dite « under the gun », ou « UTG »).

Suivant la valeur de ses cartes, sa position par rapport au bouton et le profil de ses adversaires, chaque joueur pourra décider de sa stratégie. Différents choix s’offrent à lui.

  • il peut payer (« call ») pour s’aligner au niveau des enchères, ce qui lui permet de rester dans la partie
  • il peut relancer (« raise ») pour élever le niveau des enchères, forçant de ce fait ses adversaires à miser davantage s’ils veulent rester en jeu… et élevant la valeur du « pot » (la quantité de jetons en jeu). A noter que la relance doit être au minimum équivalente au double de l’enchère précédente, et au maximum égale au montant total des jetons que le joueur qui relance possède. Si un joueur décide de relancer en misant TOUS ses jetons, alors il met son tapis (« all in »).
  • s’il estime que le prix à payer est trop élevé aux vues des circonstances, il peut décider de passer (« fold »). Il pose alors ses cartes, et devra attendre le tour suivant pour jouer.

Ce premier tour d’enchères se termine lorsque tous les joueurs se sont alignés sur la mise, et que les autres se sont couchés.

Le Flop

Le donneur - après avoir écarté la première carte du dessus du paquet pour éviter toute tricherie - retourne 3 cartes qu’il pose sur la table. Ces trois premières cartes sont appelées « le flop ».

Ces 3 cartes, ainsi que les autres à venir, sont communes à tous les joueurs, chaque joueur peut associer les cartes qu’il possède en main et les cartes communes (le « tableau ») pour composer une combinaison gagnante.

Selon qu’elles complètent - ou pas - les cartes que vous avez en main, qu’elles vous apportent un tirage (un « tirage » est une combinaison presque faite) ou une main faite (si l’on touche une combinaison gagnante au flop, on dit généralement que le joueur « touche son flop »), vous pourrez décider de la façon dont vous jouez le coup, l’idéal étant de jouer de manière à prendre un maximum d’argent à vos adversaires (ce qu’on appelle « optimiser » son coup).

Un nouveau tour d’enchère débute alors. Tant qu’aucune mise n’a été faite, les enchères sont à 0, et par conséquent, chaque joueur est au même niveau : il peut alors se contenter de suivre le coup sans parier, ce qu’on appelle faire « parole » (ou « check »).

Dès qu’un joueur parie (« bet »), le niveau des enchères s’élève, et il faut alors que chaque joueur qui n’a pas encore foldé (à priori, tous, puisqu’entre checker et folder, le choix le plus judicieux étant de rester dans la partie, puisqu’il n’y a rien à payer) décide de ce qu’il fait :

  • call
  • raise (voire, tapis)
  • ou fold

Le premier joueur à « parler » étant le joueur (non foldé) le plus à gauche du bouton.

Le coup peut s’arrêter là si ce (ou un autre) joueur mise et qu’aucun autre ne paye, auquel cas le miseur remporte le pot.

Autrement, lorsque tous les joueurs ont checké - si personne ne mise - ou qu’ils se sont alignés sur la mise la plus haute, les autres s’étant couchés, on passe au tour suivant.

La Turn

Le croupier écarte à nouveau la première carte sur le dessus du deck, puis retourne une 4eme carte qu’il pose sur le tableau. Il s’agit de la « turn ». Quatre cartes sur les 5 cartes communes sont désormais sur le tableau.

Un nouveau tour d’enchères, identique à celui du flop, commence alors.

Une fois les enchères terminées, le dernier tour s’annonce.

La River

Le donneur écarte encore la première carte sur le dessus du paquet, et retourne la carte suivante.

C’est la 5e et dernière des cartes communes, elles sont désormais toutes visibles, et chaque joueur encore dans la partie compose avec ces cartes et les deux qu’il possède pour évaluer la valeur de la combinaison qu’il détient (ou qu’il ne détient pas).

Le dernier tour d’enchères commence. Plusieurs possibilités :

  • Un joueur mise, et les autres refusent de payer.
    Ce joueur remporte alors le pot, et peut décider s’il montre ou non les cartes qu’il avait en main - notez bien que rien ne l’oblige à montrer ses cartes.
  • « Check » général : tous les joueurs encore dans la partie font « parole ».
    Il faut alors procéder à l’ultime étape, le Show Down : comparer le jeu de chacun pour déterminer qui détient la combinaison de 5 cartes la plus forte.
  • Un joueur mise, quelques uns se couchent, d’autres payent, ou relancent et sont payés
    Là encore, il faut procéder au Show Down pour déterminer qui remporte la main.

A noter que si la combinaison de 5 cartes la plus forte est intégralement composée des cartes du tableau, il y’a alors égalité entre les joueurs, et le pot est partagé équitablement.

  • Si deux joueurs ont deux combinaisons identiques c’est la seconde carte que chacun détient qui fait la différence : on appelle cette carte le kicker. Par exemple, si le joueur 1 a J-2 et que le joueur 2 a J-4, alors le joueur 2 l’emporte, grâce à son kicker, 4 étant supérieur à 2. C’est la raison pour laquelle, il est déconseillé de jouer des mains dont la carte inférieure est trop faible : en cas de besoin, votre kicker serait quasi inexistant.
  • Si les joueurs ont deux combinaisons identiques, et le même kicker, alors le pot est partagé entre eux.

Les mains gagnantes du poker hold’em

Au poker hold’em, poker ouvert, vous disposez de deux cartes qui vous sont propres (les pocket cards) et de 5 cartes communes à tous les joueurs, pour composer des combinaisons de cartes.

Dans l’ordre de valeur croissante, vous avez :

  1. La paire
    Deux cartes de même valeur
    Par exemple
  2. La double paire
    Deux paires de cartes de même valeur
    Par exemple
    et
  3. Le brelan
    Trois cartes de même valeur
    Par exemple
  4. La suite (straight en anglais)
    5 cartes dont les valeurs se suivent
    Par exemple
  5. La couleur (flush)
    5 cartes de même COULEUR
    Par exemple
  6. Le full house
    Une paire, et un brelan
    Par exemple
    qui est un full aux huit par les trois et qui est plus puissant qu’un full aux troix par les huit
  7. Le carré
    4 cartes de même valeur
    Par exemple
  8. La quinte flush (une suite + couleur)
    5 cartes de même couleur et dont la valeur se suit
    Par exemple
  9. La Royal Flush (aussi appelée Quinte Flush royale)
    Une quinte flush dont l’As constitue la carte la plus forte
    Par exemple

Le kicker

A noter que si aucun joueur ne parvient à former l’une des combinaisons ci-dessus, pas même une paire, le gagnant sera celui qui a la plus haute carte.

C’est aussi cette carte qui peut départager deux joueurs lorsqu’ils détiennent une combinaison identique. Cette carte est appelée « kicker », elle fait la différence en cas de nul ou d’égalité.

Par exemple, si le tableau affiche Q-Q-5-7-2, et que vous avez Q-10, n’importe qui possédant Q-K ou Q-A vous battra, grâce à son kicker supérieur au vôtre.

Tout est relatif

Une chose très importante à comprendre, est que suivant votre position par rapport au bouton, la façon dont ont joué les joueurs vous précédant, le nombre de joueurs à table et dans la partie… une même main peut et doit être jouée différemment.

Parfois, il vous faudra coucher une paire d’AS tout simplement parce qu’étant donné les cartes retournées sur le tableau, vous n’êtes plus dans une configuration favorable. Le maître mot au poker est de savoir tirer parti de ses cartes et de la situation.

Vous pouvez aussi bien perdre avec un full, et gagner avec une simple paire… Et gagner 1000 chips est tout ce qui compte, peu importe que vous les ayez remportés avec un brelan de rois ou une quinte flush royale.

Toutes les mains ne sont pas bonnes à jouer

Rappelez-vous toujours que vous devez décider dès la première carte reçue si vous jouerez le coup ou pas. Certaines mains sont tout simplement trop mauvaises pour que vous puisse se permettre de parier de précieux jetons dessus : le poker est un jeu de stratégie, pas une loterie, et vous avez tout intérêt à garder un maximum de jetons pour pouvoir mettre le paquet et rafler la mise quand une opportunité se présentera.

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